Des communautés de passionnés

Johan Garcia nous à offert, le 22 novembre 2013, quelques lignes dans le journal l’Express dans son article intitulé « Les jeux sur navigateur, petits outsiders du gaming ». Nous reproduisons, avec son accord, ces quelques lignes tout en le remerciant encore de ce cadeau.

A côté des gros titres à succès, de nombreux jeux en ligne développés par de plus petits éditeurs ou des communautés de passionnés rencontrent un succès considérable. Qui sont-ils et comment se financent-ils? Découverte.

Des communautés de passionnés

Les jeux entièrement gratuits subsistent mais sont souvent développés sur plusieurs années par des communautés de jeunes joueurs, souvent sans compétences informatiques. On peut citer en France quelques exemples, fréquemment inspirés de périodes historiques. Ainsi Das-Boot, tiré du film de Wolfgang Petersen sur la bataille de l’Atlantique, vous permet d’incarner un capitaine ou un sous-marinier pendant la Seconde Guerre mondiale. Développé en 2007 par un groupe d’étudiants français, il compte aujourd’hui environ 500 joueurs.

« Au départ, notre projet était une fédération de trois amis qui se connaissaient d’autres jeux en ligne. On s’est regroupé autour de bonnes volontés tout en se répartissant les compétences à apprendre », raconte Ryan Burton, un des fondateurs de Das-Boot. « Tout le monde peut participer sur ces jeux, c’est le principe. C’est très ouvert. Le jeu évolue et se créé en fonction des bonnes idées de la communauté. Dans les gros studios, c’est l’inverse. Ils ont leur plan d’évolution et un pourcentage de temps accordé aux joueurs et aux idées proposées. »  

Capture du jeu Das Boot (2011)

Ces passionnés financent eux-mêmes le paiement des serveurs tout en comptant sur le bénévolat de participants plus formés en codage ou en graphisme, le tout à côté de leur vie professionnelle et familiale. « Les premiers créateurs financent le jeu. Pour un serveur de 300 joueurs, on s’en sort avec 50 euros par an. Mais c’est le paradoxe de ces jeux qui n’ont pas assez d’argent pour payer des professionnels et en même temps trop parfois, grâce aux dons des joueurs. Avec le trop plein on a investi dans un serveur plus puissant et dans un peu de communication pour le référencement . Mais l’argent est vraiment pas un élément primordial. Les jeux ne sont pas faits dans cette logique », nuance Ryan Burton.

Pour lire l’article de Johan en entier: http://www.lexpress.fr/culture/les-jeux-sur-navigateur-petits-outsiders-du-gaming_1300907.html

Ce contenu a été publié dans Non classé. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.