Copacabana

Patch des FEB

Le Brésil. Pays de la Coupe du Monde et des Jeux Olympiques en cette année 2016. Ce jour, nous allons plutôt nous intéresser à son entrée en guerre aux côtés des alliés le 22 août 1942.
Parce qu’il faut avouer que ce vert pays n’a pas eut beaucoup de place dans nos papiers, au SPA, n’est-il pas ? Pas que nous ayons une dent contre lui, mais que sa contribution à l’effort de guerre n’a pas été aussi spectaculaire que les grandes nations du conflit.
Mais le pays du football, avant d’être celui du ballon rond, a contribuer de manière significative à la chute de l’Axe.
 
Commençons, si vous le voulez bien, par le début.
C’est mieux !
Ce qui entraîna ce grand pays dans les tourments de la guerre furent les U-Boot. Comme nombre de nations neutres, tant lors de Première que la Seconde Guerre mondiale, même si le cas des USA pendant la WWI est à part car les U-Boot du Kaiser ne servirent que de prétexte au Président Wilson. On me glisse dans l’oreillette que je m’égare. Pardonnez un vieux gâteux.
 

U-534, Type IXC/40

 On peut donc mettre sur le dos du U-507 l’acte de déclaration de guerre du Brésil envers le IIIe Reich et le Régime de Mussolini… mais point le Japon.
En effet, le-dit submersible type IXC, le même modèle que l’U-534 ci-dessus, torpilla en moins de 48h cinq marchands brésiliens. On dénombra plus de six cent victimes donc près de la moitié sur le Baependy.
 
C’est donc en Europe, que le Brésil allait porter le fer pour laver cet affront. Équipée à l’américaine, entraînée par les américains, la Force Expéditionnaire Brésilienne allait compter 25 000 hommes sous commandement… devinez ? Américain ! Oui ! C’est gagné ! A que je l’aime ce jeu !
 
Leurs forces terrestres seront engagées en Italie, ainsi que leur maigre aviation. Pour de fort bons résultats, il faut être honnête.
 
Sur le plan naval, la contribution brésilienne se « limita » au rôle ingrat quoique essentiel d’escorte de convois. Ses quatre destroyers et ses deux croiseurs ne pouvaient pas vraiment affronter de force navale en haute mer, ni même ses deux cuirassés périmés.

Servants de DCA brésiliens. A part les hommes, tout est Made in USA

Le principal rôle du Brésil dans le conflit tient à l’aspect économique. Oui, car figurez vous, que les navires ne sont plus les mêmes que durant la Bataille de Salamine. Quoi que… si c’était le cas, le pays dont nous parlons aurait de grosses ressources à vendre vu tout le bois qu’il a autour du ventre. Pardon ? On me glisse a nouveau dans l’oreillette que je m’égare, et que cela explique pourquoi MERCo me donne des coups de pieds. C’est bon, c’est bon, je reprendre le fil d’Ariane… de l’histoire, de l’histoire.
 
L’économie donc, en effet le Brésil et l’Allemagne avaient de très très grand liens commerciaux dans les années trente. Multipliés par 4,5 entre 1933 et 1937, leurs échanges comprenaient de nombreux bien bruts comme le fer, le café, le coton, le caoutchouc naturel au départ des Amériques contre des produits manufacturés venant d’Europe. Notamment des produits chimiques nécessaire à la petite industrie locale, colorants, éléments de synthèse, etc., mais aussi des armes.
Il ne faut pas oublier que l’importante communauté germanique du pays contraint le président Getúlio Vargas à ménager celle-ci, tant par sa richesse, que par sa qualité en terme de main d’oeuvre (deutch kalitat?).
 
Cependant. Devant le blocus mis en place par les Alliés, le pays qui nous intéresse aujourd’hui n’entra pas en guerre aux côtés de l’Axe pour plusieurs raisons.
Techniques : son armée était loin d’être prête à cela.
Stratégique : le Brésil était très loin d’éventuels futurs alliés pouvant lui prêter main forte.
Diplomatique : Les autres pays d’Amérique Latine étant devant le même dilemme, ne profiteraient ils pas de l’occasion ?
Commercial : et c’est sans nuls doutes là le principal facteur.
Observons les chiffres.
 
 
Le commerce (en tonnes) du Brésil avec : 1939
USA : Imp : 678 K, Exp 868 K
GER : Imp : 585 K, Exp 420 K
UK : Imp : 230 K, Exp : 278 K
 
1940
USA : Imp : 1 352 K, Exp 932 K
GER : Imp : 80 K, Exp 104 K
UK : Imp : 264 K, Exp : 540 K
 
Nul besoin de grandes explications. Le commerce avec l’Allemagne étant en train de littéralement se casser la figure, les USA devenant le premier partenaire sans aucun doutes du Brésil, il faut là appliquer ce que l’on appelle en 2016, la RealPolitic.
 
C’est ce à quoi va s’appliquer à construire le gouvernement brésilien, jusqu’en août 42.
Par exemple, en mars 41 : les USA et le Brésil signent un accord dans lequel les USA s’engagent à fournir du matériel militaire et des conseillés à la défense en vu de remettre les forces brésilienne « à niveau ». En échange, le Brésil s’engage à fournir les ressources vitales à l’effort de guerre américain. Notez qu’à cette date, les USA ne sont pas encore en guerre.
Vient ensuite l’autorisation pour les Etats Unis d’utiliser les bases de Natal et Belem. Puis Recife.
Enfin, le Brésil sera intégrer au célèbre programme Pret-Bail.
 
Ce n’est donc pas l’engagement de ses forces au combat, même si ce point fut important, qui fut le plus capital. Mais bien l’apport de ses ressources à l’effort de guerre Alliés qui donne sa place à part entière au Brésil dans la Seconde Guerre Mondiale.

Plantation de caoutchouc

Oublions les chiffres.
Mais simplement le fait que la perte de la Malaisie, début 42, coupa les Alliés de leurs principales sources d’approvisionnement en caoutchouc naturel. L’Indochine française étant elle aussi occupée, les USA et la Grande Bretagne se tournèrent (l’URSS dans une moindre mesure) vers l’Amérique Latine parmi et donc, le Brésil.
Son coton devient aussi un apport capital à l’effort de guerre. Le café également, dans les longues heures de la nuit à guetter un U-Boot en patrouille… LA !! ALAAAAAAAAAARME !!
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