[Anecdote] La triste mésaventure du « Barbarigo »…

… le sous-marin Italien qui crut couler un cuirassé Américain.

Extrait du journal « Figaro » du 23-24 mai 1942. Source : Gallica, bibliothèque numérique de la Bibliothèque Nationale de France.

Extrait du journal « Figaro » du 23-24 mai 1942.
Source : Gallica, bibliothèque numérique de la Bibliothèque Nationale de France.

Le 25 avril 1942, le sous-marin « Barbarigo » quitte, sous le commandement d’Enzo Grossi,  La Pallice (Bordeaux) pour sa dixième mission en direction des côtes Brésiliennes (sa première mission dans ces eaux) pour une opération conjointe entre Betasom et BdU (Befehlshaber der Unterseeboote). Il arrive le 17 mai sur zone et attaque, sans le couler [1], le lendemain le navire marchand Brésilien « Comandante Lyra » (5.052 T.).

Juin 1942 – « Barbarigo » de retour d’une patrouille en Atlantique. Source : http://www.sommergibili.com

Juin 1942 – « Barbarigo » de retour d’une patrouille en Atlantique.
Source : http://www.sommergibili.com

Spécifications techniques du « Barbarigo » [2]:

Classe Marcelo
Lancement : 13/06/1938
Constructeur : CRDA (Cantieri Riuniti dell’Adriatico), Monfalcone
Déplacement : 1.043 T. / 1290 T.
Longueur : 73m
Largeur : 7,19m
Hauteur : 5,10m
Equipage : 57

Propulsion :
2 moteurs diesel CRDA (Cantieri Riuniti dell’Adriatico)
2 moteurs électrique de type CRDA (Cantieri Riuniti dell’Adriatico)
Vitesse en surface : 17,4 nœuds
Vitesse en plongée : 8 nœuds
Plongée max. : 100m

Armement :
8 torpilles de 533mm (4 tubes à l’avant et 4 à l’arrière)
2 canons de 100mm
2×2 mitrailleuses de 13,2mm

Le 19 au soir il est survolé par un aéronef de la Task Force 23 (prévenu par le Lyra) mais non détecté. Le 20 mai 1942, vers une heure du matin (heure de Rome), est établi le contact avec le croiseur Omaha de la « Task Force 23 ». Le temps de se mettre en position, il fait armer deux tubes avant et deux tubes arrière à 2h45 et se rend sur la « baignoire ». De la il aperçoit, selon ces écris dans le journal de bord, un cuirassé américain et deux destroyers en escorte. A 2h50 il ordonne le tir des tubes 5 et 6 puis, toujours en surface, se détourne du danger tout en entendant les impacts de ces torpilles. L’observateur et lui-même sont persuadés de voir couler le navire et s’éloigne de la scène en s’étonnant que l’escorte ne réagisse point. Aussitôt, le commandant Grossi informe la Betasom avoir coulé un cuirassé de classe Maryland ou Colorado et malgré la demande de précision du haut commandement à Bordeaux, confirme catégoriquement le naufrage. Après avoir utilisé tout le fuel, le « Barbarigo » rentre à Bordeaux.

Oui, mais voilà, en fait de cuirassé il s’agissait du croiseur USS Milwaukee, escorter par les destroyers USS Moffett (DD-362), l’USS McDougal (DD-358) et l’USS Omaha (CL-4) et si l’escorte n’a pas donnée la chasse, c’est tout simplement qu’aucune attaque n’a été répertorié par la Task Force 23 ce jour la…

A gauche : USS Maryland (BB46) en 1945. Source : www.history.navy.mil (Référence 19-N-86953) A droite: USS Milwaukee (CL-5), en 1943. Source: www.history.navy.mil (Référence 19-N-51513)

A gauche : USS Maryland (BB46) en 1945.
Source : www.history.navy.mil (Référence 19-N-86953)
A droite: USS Milwaukee (CL-5), en 1943.
Source: www.history.navy.mil (Référence 19-N-51513)

Portée en triomphe par le régime de Mussolini – qui s’empresseront de communiquer cette nouvelle erronée (Cf. l’extrait du Figaro du 23 mai 1942) – Le commandant Grossi est promu « Capitano du Fregata » et honoré de la médaille d’or de la valeur militaire. Il n’en reste pas moins que des doutes subsistes [3] et après la guerre deux enquêtes seront menées pour faire la lumière sur cette affaire. La première en 1948 jugeras que le commandant Grossi avait tout simplement fabulé cet attaque et ce naufrage et de fait ces décorations furent révoqués. Cependant, en 1962 une deuxième enquête sera ouverte, sous la pression de l’opinion médiatique qui s’appuya sur deux faits :

1. Le vice de procédure dont était entachée la première enquête qui n’avait pas tenu compte lors de l’établissement des faits des différences de fuseau horaire pour comparer les données.
2. L’on soupçonnait de manigances politiques la première commission d’enquête, car Enzo Grossi avait, à la fin de la guerre, rejoins les rangs de la République Socialiste Italienne.[4]

Après réexamens des faits et recherches dans les archives Alliées, la commission jugea le commandant Grossi de bonne foi (plusieurs hommes d’équipage ayant aussi entendu les détonations) pour l’attaque, mais que vu le non-résultat de celle-ci, le retrait des médailles seraient maintenus.

A gauche : Enzo Grossi reçu par Mussolini au Palazzo Venezia (Rome) Source : https://it.wikipedia.org/wiki/Enzo_Grossi A droite : Medaglia d'oro al valor militare (Médaille de la valeur Militaire) Source : http://www.assoaeronauticatrapani.it

A gauche : Enzo Grossi reçu par Mussolini au Palazzo Venezia (Rome)
Source : https://it.wikipedia.org/wiki/Enzo_Grossi
A droite : Medaglia d’oro al valor militare (Médaille de la valeur Militaire)
Source : http://www.assoaeronauticatrapani.it

Notes et Bibliographie :

[1] Le commandant prétendra avoir coulé ce navire jaugeant, selon lui 11.000 T.
[2] http://www.navypedia.org
[3] Dès l’annonce de la nouvelle, le commandant en chef de la Betasom, Romolo Polacchini, jugeras douteuses ces affirmations.
[4] « République » dirigé par Mussolini et toujours fidèle aux idées fascistes.

Cristiano D’Adamo (1996-2017), « R.Smg. Barbarigo » in Regia marina Italiana. En ligne http://www.regiamarina.net/detail_text_with_list.asp?nid=84&lid=1&cid=9 . Consulté le 21/08/2017.

Film propagande à propos du Barbarigo daté du 09/10/1942.
https://www.youtube.com/watch?v=aAnJBU4L9g4

NDLR: Le Service de Presse des Armées remercie l’auteur de l’article (qui à souhaité resté anonyme) pour sa contribution.
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[IRL] Das Boot Tour 2017: ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DB

Chères Das Bootiennes,
Chers Das Bootiens,

Comme chaque année depuis maintenant 2010, l’association Das Boot Création a tenu son Assemblée Générale (AG).
Cette année encore, c’est Paris qui était le point de ralliement des administrateurs pour cette revue d’activité de l’année écoulée et la mise en place d’un plan d’action et d’objectifs pour 2017-2018. Mais c’est aussi et surtout l’occasion d’ouvrir nos réflexions et de partager avec les joueurs de la communauté lors d’une soirée IRL.

Samedi soir, nous voilà donc sous les bourrasques de vent froid de la ville lumière à rallier le point de rendez-vous : un pub, avenue des Gobelins dans le 13ème arrondissement de Paris.
L’occasion de discuter à « bâtons rompus » autour d’une (ou plusieurs) bière(s) (et d’un plat de cuisine Italienne, non loin de là) sur divers sujets aussi variés que l’avancement de la V.2.0. bien entendu mais aussi des sujets qui ont étés abordés sur le forum récemment comme, par exemple, la carte du front Pacifique.
Le joueur Iro Imashi aussi connu sous le pseudo d’Enrico GM di Tufo ayant fait un résumé des questions / réponses issus de cette soirée, nous renvoyons les lecteurs à son sujet forum.*

Dimanche matin sur les coups de 10h30 nous ouvrons la partie administrative du week-end, propre à l’association. La réunion, auquel nous sommes maintenant rompus, se déroule sur trois axes principaux : le rapport d’activité, le bilan financier et les perspectives d’avenir.

Le rapport d’activité est principalement concentré sur l’activité lié à la V.2.0., avec des avancées significatives sur divers sujets et documents (vous avez pu en avoir un aperçu en lisant l’article sur le CA de Colmar 2017**), obtenues par un travail assidû en réunions bimensuelles (27 réunions depuis l’AG précédente – entre deux et quatre par mois !) des administrateurs.
Ce travail a permit de valider le Cahier des Charges User & Persos en l’état et de pouvoir commencer à greffer, sur cette « brique fondamentale », les prochains travaux (Ports, Progression joueurs, Document Règles, Carte,…). Nous en profiterons pour publier, dans quelques temps, un article sur ce même blog pour approfondir le sujet du cahier des charges, en évitant l’écueil technique (tant que faire se peut).

Extrait du Bilan d’exploitation 2016-2017 – Présentation AG décembre 2017.

La deuxième activité d’importance pour l’association est son rôle de projet de mémoire mis en lumière par l’aspect ludique et par le contenant historique qu’est celui de la simulation navale.
Nous avons porté cet objectif depuis plusieurs mois en collaboration avec un certain nombre de joueurs volontaires via le Service de Presse des Armées (SPA) qui mois après mois vous propose la lecture d’articles fouillés et inventifs de natures diverses. Le SPA a également su s’adapter aux demandes de la communauté, puisque depuis le mois d’août de nouveaux types d’articles sont sortis (Anecdotes, Portraits, Militaria). C’est donc un travail remarquable qu’il nous faut ici saluer et auquel nous convions chacun d’entre vous à participer, quelque soit vos moyens, centres d’intérêts (endéans le sujet principal de la seconde guerre mondiale) ou disponibilités.
A ce propos, un nouveau chantier d’importance vient d’être lancé avec pour objectifs la communication (vers l’extérieur) ainsi que la recherche de partenariats. Dès lors, n’hésitez plus à nous rejoindre, Das Boot étant une aventure collective, venez participer…

« … On a le jeu que l’on en fait. » (2015, LMF)***

Le rapport financier n’accapare que peu de notre temps de réunion puisque l’association n’a qu’une dépense cette année, à savoir la location du serveur du jeu.
La dépense est couverte par les cotisations à l’association ce qui nous permet d’être en positif cette année encore et même d’avoir un petit « bas de laine » qui nous permettra de voir venir quelques années.
A ce propos, nous avons récemment eu une question d’un joueur au sujet de l’opportunité de faire une opération de merchandising et /ou de vente d’objet « goodies ». Voici la réponse que nous avons fourni puisque nous supposons que d’autres joueurs peuvent se poser la même question :
« Depuis deux ans nous envisageons la mise en place d’une telle opération, mais pour l’instant nous n’avons pas été convaincu ni par les fournisseurs approchés ni par les options posées en terme de merchandising.
Ce genre d’opération demande un investissement financier qui au niveau d’une association comme la nôtre est bien loin des professionnels du secteur. »
Vous l’aurez donc compris, même si nous gardons cette idée en tête cela ne fait pas partie des priorités actuelles.

Enfin, les perspectives d’avenir clôturent la trilogie des axes principaux de la réunion. Elles seront bien évidemment concentrées sur la progression de la V.2.0. en poursuivant l’écriture et le développement des arborescences des blocs fonctionnels (notre système de post-its sur les murs nous donnent entière satisfaction de la méthodologie) ; Cfr l’AG de Paris 2016 et le CA Colmar 2017.
Nous poursuivrons également le travail initié lors du CA Colmar 2017 concernant le « Zoning et Story-Board » qui consiste à déterminer de manière schématique les types de contenus ainsi que les types de pages nécessaires aux actions des joueurs – exercice dont nous vous reparlerons plus bas dans le présent article.
Pour le deuxième semestre nous nous attacherons à produire une première version « propre » (techniquement d’abord et fonctionnelle ensuite) des pages User (inscription et gestion) ainsi que Perso. Si les travaux avancent bien nous pourrions même envisager une première version type « caisse à savon », c’est-à-dire non jouable, mais néanmoins avec quelques prémices (carte, cabine, mouvement ?)… mais nous n’en sommes pas encore là, ne nous emballons pas.

Schéma type de zoning et hiérarchie visuelle.
Source: http://ergonomie-web.studiovitamine.com

Après avoir repris des forces non loin de là, nous sortons les feuilles A3, les crayons, les marqueurs. Cette fois, notre support ne sera pas le mur du salon mais bien quelques grandes feuilles de papier où nous conceptualisons différentes mise en page générique mais surtout le placement des informations que nous voulons mettre à disposition des joueurs.
Rappelons brièvement les principes du « Zoning » qui consiste à « découper » et représenter les différentes zones et les types de contenus de façon schématique et ceux du « Story-Board » qui décrit le point de vue fonctionnel et ergonomique des pages, ce que contient la page, où se trouvent les éléments, quel est leur comportement, quel est leur taille. Nous faisons quelques propositions et discutons de chacune d’entre elles sous différents aspect (pratique, visuel, infos nécessaires, dynamique de jeu, support multimedia,…).

Travaux préparatoire du zoning des pages User & Perso (haut) et Salle de commandement (bas)

Pour conclure cet article, comme vous le voyez la V.2.0. n’est pas une chimère mais un vrai travail de fond qui demande une réflexion profonde pour essayer de ne rien oublier (ce qui implique de décortiquer les tréfonds de la version actuelle, dans toute sa complexité).
Ceci prend bien évidemment du temps, d’autant plus que l’entièreté de l’équipe est bénévole, ce qui implique des disponibilités très fluctuantes (nous avons tous une vie professionnelle, sociale et familiale bien remplie).
A ce stade, près de 30% de la V.2.0. dans sa globalité a été développé, mais il reste encore beaucoup de travail pour créer une version que nous pourrons proposer en version de test (Alpha) de type « caisse à savon » (voir plus haut). Nous gardons donc plus que jamais le bon cap.

En vous souhaitant bon jeu,

Notes:
* http://dasboot.motionforum.net/t18359-dasboot-version-2#430921
** http://blog.das-boot.fr/?p=1479
*** http://blog.das-boot.fr/?p=706
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Les vedettes « High Speed Launch » (HSL) de la Royal Air Force

« The Sea Shall Not Have Them »

Ports ou des unités du « Air Sea Rescue Service » (ASRS) ont étés basés pendant la seconde guerre mondiale. Recensement depuis la partie sud des « Western Approaches », la Manche et la partie sud de la côte Est – Mer du Nord. Carte de l’auteur.

Ports ou des unités du « Air Sea Rescue Service » (ASRS) ont étés basés pendant la seconde guerre mondiale. Recensement depuis la partie sud des « Western Approaches », la Manche et la partie sud de la côte Est – Mer du Nord.
Nom du port – (numéro d’unité ASRU) – numéro d’identification HSL – (Nationalité, si autre que UK).
Carte de l’auteur.

Contenu du pack de survie largué par avion aux équipages abîmés en mer Méditerranée. Contient rations en fer, lampe torche, kit de premier secours, cigarettes, sucre d’orge, Signaux de détresse, lait concentré, jus de tomates, batteries, canif, sifflet et une bouteille d’eau. Imperial War Museum (Référence CM 3676)

Contenu du pack de survie largué par avion aux équipages abîmés en mer Méditerranée. Contient: rations en boites, lampe torche, kit de premier secours, cigarettes, sucre d’orge, Signaux de détresse, lait concentré, jus de tomates, batteries, canif, sifflet et une gourde d’eau.
Imperial War Museum (Référence CM 3676)

Il est de ces services trop peu connu du grand public et qui pourtant ont joué un rôle important, mais trop peu médiatique, pendant la guerre. Saviez-vous par exemple que la Royal Air Force (RAF) avait également une section marine ? En effet, la « Marine Craft Section » avait à charge l’entretien et l’armement des vedettes rapides destinées au sauvetage des équipages abattus et abîmés en mer. Si la carte ci-dessus se focalise sur la zone autour de la Manche et la partie sud de la Mer du Nord (un choix dicté par la présence majoritaire des HSL ou « High Speed Launch »), les unités et bases de l’ASRS étaient disposées tout autour de l’Angleterre, des îles Shetlands aux « Western Approaches » en passant par l’Ecosse et l’Irlande. [1]
La « Marine Craft Section », si elle trouve son origine bien avant la Seconde Guerre mondiale, est un pur produit de celle-ci, car elle a dû se faire une place de choix durant le conflit à force d’améliorations et d’obstination de ces équipages. Imaginez qu’à la fin 1940 seule une dizaine de vedettes devaient quadriller l’ensemble des côtes anglaises (principalement la côte Est et la Manche). Personne ne sera donc surpris que les chances de survie des aviateurs abîmés en mer étaient d’à peine 20% à cette période. Mais dès juin 1941 des changements opérationnels augmentent ces chances à 35% ! En 1944 elles sont même montées à 60 %… [2]

Le 6 février 1941, sur décision du chef d’état major de la RAF, est créé le « Air Sea Rescue Service » dont la devise est « The sea shall not have them » (« La Mer ne les auras pas ») et qui s’inspira des méthodes et de moyens du « Seenotdienst der Luftwaffe » son vis-à-vis allemand. La « Marine Craft Section » de la RAF deviendra alors la « Marine Branch » de la RAF. Graduellement, le service commanda à plusieurs chantiers de nouvelles vedettes et améliorait la conception de celle-ci. A la fin du conflit près de 300 unités composaient le service et elles avaient permis de récupérer près de 13 à 14 000 personnes dont 8.000 aviateurs. [3]

La procédure connut également de grandes améliorations. Là où au début de la guerre l’aviateur en difficulté devait appeler sa base qui transmettait – par téléphone !!! – aux services portuaires de la marine le plus proche une demande d’aide, la Royal Air Force pouvait à présent faire coopérer son « Coastal Command » et sa « Marine Branch » bien plus efficacement comme suit :

– Émission d’un signal de détresse par l’appareil sur le point de s’abimer en mer, le fameux « MAY DAY » ;
– Envoie par le Coastal Command d’un avion pour localiser le lieu du « naufrage » et y parachuter un canot pneumatique – le célèbre « Dinghy » – et autre matériel de secours.

1941-1945. Hig Speed Launche HSL n°164 du n°203 Air Sea Rescue Unit au départ de Colombo (Ceylan) – Océan Indien- guidé par un Hawker Hurricane de recherche du n°222 Group RAF. Imperial War Museum (Référence CI 46)

1941-1945. High Speed Launche HSL n°164 du n°203 Air Sea Rescue Unit au départ de Colombo (Ceylan) – Océan Indien- guidé par un Hawker Hurricane de recherche du n°222 Group RAF.
Remarquer le pavillon mi-RAF (avec cocarde) mi-White Ensign, particulier à ce service.
Imperial War Museum (Référence CI 46)

– Dans le même temps, envoi d’un unité naval du « Air Sea Rescue Service » afin de récupérer les naufragés, leur apporter les premiers soins (l’équipage n’emportait que peu de matériel puisque le but premier était de ramener à la base le plus rapidement possible – en quelques heures maximum – le personnel sauvé) ;
– Prise en charge des équipages sauvés par le corps médical de la base ;[4]

RAF Marine Branch, 1939-1945. Photo aérienne oblique prise lors du sauvetage par une vedette High Speed Launch de la RAF d’un équipage de Consolidated Liberator (US Navy) au lendemain d’avoir été abattu par un Junkers Ju88s dans le Golfe de Gascogne. Une Thornycroft HSL de 67 Ft, n°2641 approchant les dinghies contenant les survivants. Imperial War Museum (Référence C 4159)

RAF Marine Branch, 1939-1945. Photo aérienne oblique prise lors du sauvetage par une vedette High Speed Launch de la RAF d’un équipage de Consolidated Liberator (US Navy) au lendemain d’avoir été abattu par un Junkers Ju88s dans le Golfe de Gascogne. Une Thornycroft HSL de 67 Ft, n°2641 approchant les dinghies contenant les survivants.
Imperial War Museum (Référence C 4159)

Comme mentionné précédemment, le Service n’avait, au début du conflit, qu’une dizaine de vedettes à sa disposition. Elles étaient majoritairement de « classe » si l’on peut employer ce terme [5] « HSL 100 Type 1 » acquises vers 1936 à la British Power Boat Company. Elles servirent de base à la conception du modèle suivant à savoir le « HSL100 Type 2 », aussi connu sous le nom de « Type Two 63 ft HSL » (« HSL » : High Speed Launch) ou sous le sobriquet de « Whaleback » (« Dos de baleine ») en référence à ces lignes plutôt rondelettes.

Ce modèle affichait une longueur de 63ft (pieds, soit 19,20m) pour un déplacement de 20.5 T et une vitesse à plein régime de près de 39 nœuds [6] et ce, à partir de 1941. La British Power Boat Company fournira également le type 3 de cette « classe », une vedette de 68 Ft pouvant filer à 28 nœuds et surnommé « Hants & Dorset ».

Tableau comparatif entre Type 1 et Type 2. Tableau de l'auteur.

Tableau comparatif entre Type 1 et Type 2. Tableau de l’auteur.

Entre 1942 et 1945, les principaux pourvoyeurs d’unités seront John I. Thornycroft & Company (une centaine d’unités de 67 ft – les « Thorneycroft Whaleback »), la Miami Shipbuilding Company sous contrat Lend-Lease (63 Ft – principalement à destination de la Méditerranée) et Vosper & Company (73 Ft).

Prototype du Type 1 aux essais. http://www.belgian-navy.be

Prototype du Type 1 aux essais.
http://www.belgian-navy.be

Base navale de Dover, 1941. Air Sea Rescue launch n°123 à Douvres. Imperial War Museum (Référence A 9923)

Base navale de Dover, 1941. Air Sea Rescue Launch n°123 à Douvres.
Imperial War Museum (Référence A 9923)

Malheureusement, comme souvent avec la soi-disant « petite marine », le temps est passé sur les souvenirs et sur les ponts et peu nombreuses sont les unités de ce type à avoir survécu jusqu’à nos jours. Cependant plusieurs marques de modèles réduits proposent à leur catalogue une vedette du « Air Sea Rescue Service » et quelques musées en possèdent également en vitrine (ou en réserve) [7]. Heureusement, en 1992, une association anglaise achète et restaure le HSL n°102 (de la classe « HSL 100 Type 1 ») [8] si bien qu’en 1996, elle invite la Reine d’Angleterre à son neuvage, 55 ans après que celle-ci eut visité cette même vedette en temps de guerre. En 2010, la n°102 était toujours visible au port de Portsmouth au « Portsmouth Historic Dockyard ». [9]

HSL n°102 - Restauré et visible au « Portsmouth Historic Dockyard ». http://www.dailymail.co.uk

HSL n°102 – Restauré et visible au « Portsmouth Historic Dockyard ».
http://www.dailymail.co.uk

Par ailleurs, une autre vedette de type 3, la n°2552, serait en cours de restauration depuis 2013. [10]

 

Notes et bibliographie :
[1] Il à existé également plusieurs bases en Méditerranée (Gibraltar, Malte et en Egypte) ainsi qu’au moins une flottille dans les eaux de l’Océan Indien basé à Ceylan.

[2] Forum Belgian Navy, « Air Sea Rescue -Marine Branch of the Royal Air Force 1918-71 », En ligne http://www.belgian-navy.be/t4486-air-sea-rescue-marine-branch-of-the-royal-air-force-1918-71 . Consulté le 19/08/2017.

[3] Les autres étant des équipages et/ou passagers de navires coulés ou naufragés.

[4] Notons ici que les équipages du « Air Sea Rescue Service », rattaché à la RAF ne faisaient aucunes distinctions de nationalités lors de leurs interventions. En témoigne par exemple le « Score Board » du n° 254 Air Sea Rescue Unit (Méditerranée) qui affiche des cocardes allemandes, italiennes, anglaises, américaines ou françaises. Conservé à l’Imperial War Museum sous la référence EPH 9434.
http://www.iwm.org.uk/collections/item/object/30089193 . Consulté le 19/08/2017.

[5] Le « parc maritime » était très hétéroclite (chalutiers, canots de sauvetage, vedette ASM, barges à fond plat de type « Eureka », vedettes rapides…) et ceci même pour les vedettes au vue du nombre de type différents ainsi que leur provenance: British Power Boat Company, Thornycroft Compagny, Vosper & company (également constructeurs -entre autres- des plus connus MTB), Fairmile ou encore en provenance du Canada ou des USA (les « Miami’s »).

[6]Propulsion assuré par trois « Napier Sea Lion 12-cylinder petrol engines »

[7] C’est le cas du Imperial War Museum qui propose un modèle du n°186 HSL Whaleback (référence MOD 13) et un modèle du n°2564 HSL de type Vosper (référence MOD 212).

[8] British Military Powerboat Trust, « HSL-102 – 64 FT HIGH SPEED LAUNCH ». En ligne http://bmpt.org.uk/other_boats_history/HSL-102/index.htm . Consulté le 19/08/2017.

[9] Simon Lewis (2010), « The Spitfire of the seas rides again: on board a remarkable WWII rescue boat » in DailyMail en ligne du 3 avril 2010, http://www.dailymail.co.uk/home/moslive/article-1262606/The-Spitfire-seas-rides-board-remarkable-WWII-rescue-boat.html . Consulté le 19/08/2017.

[10] http://www.hsl2552.co.uk/

Don Kindell (s.d.), « British and other navies in the World War 2 – Royal Navy Ship, January 1942». En ligne http://www.naval-history.net . Consulté le 19/08/2017.

Royal Air Force Air Sea Rescue & Marine Craft Section Club (2013), « Unit plaques ». En ligne http://www.asrmcs-club.com/welcome.htm . Consulté le 19/08/2017.

NDLR: Le Service de Presse des Armées remercie l’auteur de l’article (qui à souhaité resté anonyme) pour sa contribution.
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[Militaria] Le Molch, une arme sous-marine atypique

A. Genèse du projet & Conception [1] :

Le Molch est un sous-marin de poche aux lignes relativement simples, conçu dans la précipitation vers la fin de l’année 1944. Imaginé par l’ingénieur Konteradmiral Helmut Heye et mis au point par le « Torpedoversuchsanstadt » (Laboratoire de recherche pour les torpilles) situé à Eckernförde (Allemagne du Nord). Les exemplaires qui en sortent sont versés dans le « Kleinkampfmittel Verband » (K-Verband), le département des « petites armes de combats » dont Heye est le directeur.

Vu le peu de place disponible l’agencement est très simple. A l’avant l’on trouve les batteries, ensuite le pilote et derrière lui les machines. Basique donc.
La torpille G7a, d’une longueur de 7m pour 53 cm de diamètre, standard de la Kriegsmarine, contenait 280 kg d’explosif (Hexanite) et était mue par un engin électrique le propulsant aux alentours de 56 km/h. L’autonomie de cette torpille variait selon le type de 3 à 7,5 km [2]

Les premiers Molch sortent des chantiers AG Weser de Brême (Nord-Ouest de Allemagne) le 12 juin 1944. Douze sont directement versés dans la flottille « K-Verband 411 » stationné en Méditerranée (Italie – Anzio)[3]. Ils sont destinés à endiguer l’Opération « Dragoon » (débarquement de Provence) des Alliées depuis mi-août 1944.

www.cimilitaria.com

www.cimilitaria.com

B. Caractéristiques du Molch [1] :

Longueur : 10,78 m
Diamètre : 1,15 m
Largeur : 2,15 m
Déplacement : 8,40 T

Armement : 2 torpilles type G7-E de 533mm
Propulsion : moteur électrique de torpille G7 de type SSW-E, puissance de 13 chevaux
Vitesse en immersion : 5 nœuds
Autonomie: 40 miles (74km)

Instrument de navigation : compas gyroscopique et péricope fixe de 140 cm

Profondeur : 50m (théorique) à 70m (test maximum)
Temps de plongée maximum : 50 heures

Nombre d’exemplaire sortis des chantiers : environ 399 unités

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C. Le Molch en opération :

Comme écris ci-dessus, les premiers exemplaires ont étés affectés en Italie pour contrer le débarquement de Provence Alliées. Dans la nuit du 25 au 26 septembre 1944, la première flottille comptant douze Molch s’en prennent à des navires Alliées avec pour but d’infliger des dégâts aux cuirassés présents. Dix d’entre eux seront portés disparus tandis que les deux derniers exemplaires seront coulé lors d’un bombardement Alliés sur le port de San Remo peu de temps après [4].

A partir du mois de janvier 1945, une autre flottille, basée en Hollande, composé de 77 Molch et Biber (un autre type de sous marin « miniature ») effectuera quelques 102 sorties en mer. Malheureusement à la fin du mois d’avril, seul 7 exemplaires seront toujours actifs. Leur maigre butin s’élève à 7 petits navires Allie coulés pour la somme de 491 Tonnes et deux navires endommagés [4].

Le prix élevé en hommes et en matériel fera abandonnée ce projet [4] ainsi que la formation d’autres flottilles de ce type prévue en Hollande et en Norvège. Cependant, le Molch sera encore utilisé pour la formation et l’entrainement des élèves sous-mariniers, notamment en vue de l’utilisation des autres sous marins « miniatures » du Reich [5].

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D. Les exemplaires du Molch ayant survécu :

Quelques exemplaires ont survécus après la guerre et certains sont encore visibles:

1. National War and Resistance museum à Overloon, Hollande
2. Militärhistorischen Museum Dresden (Allemagne)
3. Uboot- Lehrgruppe in Neustadt Holstein (Allemagne)
4. Canadian War Museum, Ontario, Canada

E. Bibliographie:

[1] Bauthier Eric, « Le Molch au 1/35 de Micro-Mir » in MRB n° 631 & n°632
[2] https://www.landmarkscout.com/u-boat-molch-a-kriegsmarine-mini-submarine
[3] http://www.uboataces.com/midget-molch.shtml
[4] http://uboat.net/types/molch.htm
[5] http://www.german-navy.de/kriegsmarine/ships/uboats/minisubs/molch/index.html

F. Pour poursuivre la visite:
Vidéo
www.youtube.com/watch?v=hjf32AS_xtA (Images d’archives)
www.youtube.com/watch?v=xueP9wWsaU0 (Canadian War Museum)

Site internet
http://www.one35th.com/submarine/molch_museum.htm (Photos d’époque)

Livres
Jamie Prenatt & Matt Stille, 2014, « Axis Midget Submarines, 1939-45 », Osprey Publishing, 48p.
Paul Kemp, 1999, « Midget Submarines of the Second World War », Chatham Publishing, 125p.

 

www.zonwar.ru

www.zonwar.ru

 

NDLR: Le Service de Presse des Armées remercie l’auteur de l’article (qui à souhaité resté anonyme) pour sa contribution.
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[Portrait] Le boucher de Varsovie

J’ai couvert plusieurs événements lors de cette guerre. De l’installation de l’escadrille Normandie-Niémen en Sainte mère de Russie à l’opération Overlord, puis à la bataille de Normandie. En passant par l’opération Catapult et Ironclad tout en faisant même un petit détour par la guerre du Pacifique en me rendant à Midway. Mon arme n’était pas un fusil, pas une mitraillette, non… Mon arme était pacifique, mais montrait les violences de la guerre. Équipé de ma fidèle Afga B2 Speedex, j’ai parcouru le monde. Mais ce que je vis en ce moment, et ce que je vais vivre dans les mois à venir, s’annonce comme les heures les plus dures à supporter. La guerre est finie, mais une autre commence : la guerre politique. Elle est, croyez-le bien, plus profonde qu’une guerre militaire.

Je me trouve aujourd’hui dans la ville de Nuremberg occupée par les États-Unis d’Amérique. Sous l’autorité des forces victorieuses de l’Allemagne Nazie (États-Unis, Royaume-Uni, URSS et la France), se termine le procès de Nuremberg jugeant 24 hommes politiques du IIIe Reich. Les chefs d’inculpation sont les suivants : complots, crimes contre la paix, crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Dans les rangs des 24 personnes se trouve le Bourreau de Pologne, de son vrai nom, Hans Franck. Au moment où j’écris ces lignes, soit le 16 octobre 1946, cela fait 2 heures que le Bourreau a perdu la vie pendu au bout sa corde. Rappelons qui était cet homme infâme…

Franck est né en 1900 et a perdu son frère lors de la Première Guerre mondiale. Son premier fait d’armes arrive en 1919 alors qu’il est encore étudiant. Il entre dans un groupe antisémite d’extrême droite et il participe au renversement de la République des Conseils de Bavière apparentée à l’extrême gauche.

C’est en 1923 qu’il entre au sein du NSPAD. Un peu plus tard, en 1933, il participe au putsch raté d’Hitler. Avocat et docteur en droit, il défend alors ses camarades nazis et en particulier Adolf Hitler lui-même.  Ce qui va créer un lien étroit entre eux. Il ira même à faire des recherches pour l’arbre généalogique d’Hitler soi-disant aryen –important pour la fin de cet article -. C’est vraiment cette année-là que débute véritablement sa carrière. Peu après, fin 1933, Hitler devient légalement chancelier du Reich et Hans Franck est nommé ministre de la Justice de la Bavière. Il se fait connaître alors comme un homme lunatique pouvant changer drastiquement de comportement sans qu’on ne puisse trop comprendre pourquoi.

Les choses sérieuses commencent en 1939. Hitler –dont il dépendra directement- le nomme gouverneur de la Pologne occupée. Il fera d’ailleurs main basse sur les œuvres d’art de la Pologne et se les appropriera pour ses demeures luxueuses où il vit avec sa nombreuse suite. Il suivra aussi trois missions qui joueront un rôle important entre 1939 et 1945 : la programmation de l’extermination des juifs, l’utilisation des ressources naturelles et économiques pour servir l’effort du Reich et enfin l’élimination des « élites polonaises ». Il fermera les universités de Pologne, commandera des milliers d’attentats contre les « élites », déportera des centaines de milliers de juifs, interdira toute culture, et chassera les résistants polonais.

Hans Franck poussera l’idée de gazage devant le nombre important de Juifs dans le Reich. Emmener les juifs en URSS étant impossible, les laisser mourir de faim dans les ghettos (initié par les lois anti juif de Hans Franck lui-même) n’était pas assez rapide. Il fallait un moyen plus radical et rapide servant à plus grande échelle. Partisan de la solution finale, il fera sortir les camps d’extermination de Majdanek, Treblinka, Sobibor et Belzec.

Petit à petit, Himmler prend le dessus sur ce personnage, pourtant second du Parti nazi d’Hitler. En 1942, il est délaissé et mis sur la touche. Il est démis de toutes ses fonctions au sein du parti. Hiltler refuse néanmoins sa démission en tant que gouverneur de la Pologne occupée. Franck tombe alors dans la religion, dernier rempart de sa chute. Il dira même que c’était grâce à Dieu que l’attentat sur Hitler avait échoué.

En 1945, il quitte ses différents châteaux occupés au nez et à la barbe des Polonais et se replie petit à petit vers l’Allemagne. Les alliés américains le feront tout de même prisonnier en mai. Il tentera d’ailleurs de se suicider. Ce vil homme ira même jusqu’à écrire ses mémoires en prison où on apprendra notamment qu’Hitler avait des origines juives.

Aujourd’hui, après s’être repenti en public – le seul des 24 hommes jugés -, le sol sous ses pieds est tombé, et sa nuque s’est brisée. C’est pour moi autant un moment de bonheur que de supplices. Encore un mort de cette guerre ! Mais que faire d’un homme, que dis-je, d’un monstre comme lui? Finalement, c’eut été peut-être une mort trop rapide pour un homme qui avait fait tuer des centaines de milliers de Juifs. Il mérite donc pleinement son sinistre sobriquet : Le bourreau de Pologne. Je crois que je vais m’arrêter ici. Je suis resté neutre jusqu’à maintenant, mais je sens la rage monter et y succomber serait contre-productif. Les générations futures ne devront jamais oublier ce personnage. Non!  Que dis-je ? Je dois me rétracter… Autrement, cela équivaudrait alors à donner raison à ce monstre !

Gabriel Auphan, reporter de guerre, espérons-le bientôt au chômage.

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Libération de la Corse

1980, au fin fond de la Corse, au pied du Monte Cinto, un vieil hommes appuyé sur une canne rentre du chêne pour la cheminée. En regardant de plus prêt, la jambe gauche de son pantalon flotte à l’air ; elle ne contenait plus rien. Son petit fils, appuyé sur la rambarde le regarder, mi amusé mi intrigué. Le vieil homme lui demanda alors de venir s’asseoir sur sa jambe et d’écouter.

Tu sais mon figliulinu (petit fils), tu est maintenant en âge de comprendre. Papi n’a pas toujours eu qu’une jambe. Je vais te raconter comment je l’ai perdu, et tout à commencé le jour à la Corse à été Libérée par les allié.

Je me souviens c’était le 4 Décembre 1938, j’étais devant le monument au mort de Corse, et je répétais avec mes cher frères : <>. Nous étions regroupés pour envoyer un message fort à Mussolini, qui se voyait s’accaparer la Corse, la Savoie et la Tunisie.

Le 8 Novembre 42, l’opération Torch est déclenché pour reprendre l’Afrique, en même temps, Hitler envahit la France Libre avec l’opération Attila mais surtout, 80’000 soldats Italien viennent occuper la Corse bientôt rejoins par 14’000 Allemand issu de la SS ReichsFührer ce qui porte à 94’000 soldats pour 200’000 habitant. Nous avions un soldat pour deux habitants, Hitler venait se rendre compte de l’atout stratégique de notre île.

Un homme mandaté par le Général lui-même tente de réunir toutes les branches des résistances corses. Il s’appelait Fred Scamaroni, et c’était un très bon ami. Un jour la police politique Italienne esr venue à la maison et chercher Fred. Ils m’ont mis un pistolet sur la tempe devant ton père, tes oncles et tante et m’ont obligé à avoué ou il était caché. J’ai dû leur donner l’emplacement de sa cache, mais je savais qu’il avait changé, la police m’a laissé et est partie. Fred fut tout de même arrêter de se suicida pour ne pas parler. Paix à son âme.

Devant la mort de Fred, le commandement allié envoya Paul Colonna d’Istria, qui avait pour mission de finir de fédérer la résistances, de trouver des terrains adéquat aux parachutage et les cibles clé.
Notre salut, pitchoun, on le doit aussi à notre sous marin des Force française Navale Libre, Casablanca, rescapée du Sabordage de Toulon qui nous livra agents, armes, munitions.

Tu sait Hugo, quand tu regarde en haut vers la montagne, pense que tes grands parents, et tes parents s’y sont caché pour ne pas être tué ou emprisonné par les Italiens. Nous frappions forts, dès que nous le pouvions. Un Corse sur 20 était résistant mais pour chaque soldats tué nous devions encore mieux nous caché car les polices politiques Allemande et Italienne nous rendait la monnaie de notre pièces dès qu’il le pouvait.

Puis le 3 Septembre 43, devant l’avancé des alliés, l’Italie signe un armistice discrètement, ce qui poussa le 9 Septembre, les troupes Allemande et Italienne aidé par les résistants à se tirer dessus. Ce jour du 9 Septembre 43 verra aussi le débarquement allié à Salernes. C’est lors de ses combats qu’un obus de char allemand Panzer II me priva de ma jambe. Mais celui-ci ne me priva pas de ma vie, il me restait trop de chose à voir à faire, et si j’était mort ce jour là, je ne t’aurais jamais connu mon figliulinu.

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Opération Ten-Go

Bienvenue ! Bienvenue mes ami(e)s, dans les Anecdotes.

« Bakayarô ! » (« Bande d’imbéciles ! »)

C’est par ce cri du cœur que le capitaine Atsushi Ōi commenta le plan de l’opération Ten-Go quand il lui fut présenté. Cela ne présageait que du bon ! Cela commença quelques mois plus tôt, en mars 1945. Lors d’une réunion au sommet, l’Empereur se voyait exposé les contre-mesures prévues par le Mikado pour empêcher l’invasion imminente d’Okinawa. Hirohito aurait alors demandé où se trouvait la Marine dans tout ce plan. « N’avons-nous plus un seul navire disponible ? » aurait-il demandé. Par cette simple remarque, le sort du cuirassé géant Yamato était scellé. Réduite à peau de chagrin, la Marine ne pouvait plus compter que sur quelques vaisseaux opérationnels, rassemblés à Kure, et quelques centaines d’avions, pilotés par des novices, la plupart destinés à suivre la voix du Vent Divin, si vous voyez ce que je veux dire. Une opération fut alors montée en vitesse, de type « kamikaze manquante », impliquant… dix navires. Le but était simple mais démentiel : pendant que la « Flotte » composée du Yamato, d’un croiseur de classe Agano et huit destroyers attirerait l’attention des navires protégeant la force d’invasion, 115 avions-suicide en profiteraient pour attaquer la flotte assiégeant l’île. Facile ! Une fois un chemin taillé dans le dispositif ennemi, le Yamato et ses comparses doivent aller s’échouer dans le lagon d’Okinawa et servir de batteries côtières jusqu’à annihilation. Une fois sans navire, les équipages iront rejoindre la terre ferme pour renforcer la garnison. Le Japon en 1945 messieurs-dames !

Comme l’a si poétiquement illustré le capitaine Ōi, le plan, conçu par le commandant-en-chef de la Flotte Combinée (Rengo Kantai), l’amiral Toyoda Soemu, reçut dès les premières heures les plus vives critiques. L’homme chargé d’exécuter ce plan, le vice-amiral Seichii Ito, fut parmi les plus critiques, arguant qu’en de telles circonstances, ce ne serait qu’un gâchis de ressources et de carburant, pour un résultat condamné à être quasi-nul. De plus, l’absence totale de couverture aérienne, à une époque où les avions US règnent en maîtres dans le ciel, leur assurait d’être découverts et surveillés en permanence. Et surtout, on envoyait 10 navires contre 60 ! Dont un sacré paquet de porte-avions, est-il besoin de le préciser. Enfin, Ito défendait l’option d’une attaque de nuit, manœuvre à laquelle les japonais étaient doués, mais rien à faire. De nombreux commandants de la Marine se rangèrent à son avis. Ce fut en s’entendant dire que cet assaut naval visait à préserver « les traditions et la fierté de la Marine Impériale » que le capitaine Ōi poussa sa beuglante.

Pourtant, après un briefing au plus haut niveau, après avoir été informés que l’attaque permettrait à la centaine de kamikazes de frapper un coup décisif sur la flotte d’invasion, et après s’être entendu dire que l’Empereur attendait d’eux qu’ils fassent le maximum pour sauver Okinawa, les commandants de la Flotte Combinée fléchirent, et l’opération Ten-Go fut lancée.

Il convient maintenant de dire un mot de l’opération Kikusui. Lancée elle aussi le 6 avril, il s’agit d’un plan d’envergure sensé affaiblir considérablement la force d’invasion américaine, et à la réalisation assez simple : entre le 6 avril et le 22 juin, par dix vagues successives, ce sont pas moins de 1400 avions-suicide qui se jetèrent sur les forces américaines ! Considérant l’état général du Mikado au début de la défense d’Okinawa, imaginez après sa chute. La défense du sol impérial était si vitale pour l’idéologie militaire que tout, littéralement tout, lui fut sacrifié. Cela dit, pour en revenir à notre sujet, ne nous méprenons pas : Ten-Go (ou Ten’ishi-go) n’est pas une composante de Kikusui. Au mieux, Ten-Go rend service à Kikusui, mais sans plus. Car si tel était le cas, la Seconde Flotte n’aurait eu qu’à se retirer une fois les éléments américains éloignés d’Okinawa. Non, Ten-Go est un suicide naval massif avant tout, dans le pur esprit de l’époque.

Si cet assaut désespéré porte décidément la marque du Japon impérialiste, quelques détails en font une mission peu ordinaire. Premièrement, la veille du départ, on débarque 80 membres d’équipage de la flotte, les vieux, les malades et les novices. Ensuite, dans ses mémoires le marin Kazuhiro Fukumoto cite un étrange état d’esprit à bord : il remarque un comportement inhabituel chez les officiers, qui fraternisent curieusement avec l’équipage, aident à faire les corvées, discutent librement. Ces événements à bord du Yamato se passent le 5 avril au soir, à l’ancrage de Mitajiri, à l’occasion d’un ultime banquet avant l’assaut, après avoir quitté le port de Kure trois jours plus tôt. Enfin, on a donné à qui le souhaiterait la possibilité de quitter le bord. Nul ne le fit certes, mais c’est à noter. Sachant que les pilotes kamikazes eux n’avaient pour ainsi dire pas le choix (certaines sources affirment qu’on soudait le cockpit pour empêcher les « volontaires » de s’éjecter), c’est un élément remarquable, sans doute à associer aux réticences des officiers de la flotte. Le 6 avril au matin, la Seconde Flotte lève l’ancre, et après une escale de dix heures au dépôt de carburant de Tokuyama, à 15h20 c’est le grand départ.
Il convient ici de dresser un état des lieux des forces en présence.

Coté japonais : le Yamato, qu’on ne présente plus. Son escorte se compose du croiseur léger Yahagi (classe Agano) et huit destroyers. Huit ? Ah non excusez, sept, puisque le 7 avril au matin le Asashimo connut des avaries moteurs et fut contraint de rebrousser chemin.

Coté américain : 11 porte-avions, six cuirassés, 11 croiseurs et plus d’une trentaine de destroyers.

Cherchez l’erreur. L’erreur, c’est Yamamoto qui la révéla le premier : on ne réveille PAS le géant industriel américain ! On lui ouvre la gorge dans son sommeil, mais une fois réveillé et furieux, c’est le fameux « rouleau-compresseur » qui se met en marche.

La suite est connue des livres d’histoire (et des pages Wikipedia) : moins de trois heures après le départ, la vigie de l’Isokaze (classe Kagero) signala un sous-marin américain en surface, l’USS Threadfin (SS-410). Ce dernier ne manqua pas, vers 21h45, d’envoyer un rapport détaillé sur la flotte japonaise, imité quelques temps plus tard par l’USS Hackleback (SS-295), mais les deux sous-marins n’ont pas l’opportunité d’attaquer.
Le lendemain à 6h30, six chasseurs A6M « Zeke » rejoignent le groupe pour fournir une couverture aérienne. Pour les trois heures et demi suivantes, un total de 14 chasseurs viendront remplir ce rôle par petits groupes. Quatorze… De toute façon ils n’eurent aucun rôle. A 8h30 un Hellcat de l’USS Essex (CV-9) repère le groupe. Dix minutes plus tard, le groupe repère à son tour brièvement sept Hellcat, contrairement aux Zekes d’escorte qui eux ne voient rien. A 10h14 ce sont deux PBM Mariner qui sont aperçus. A 11h07, le radar aérien du Yamato signale un important groupe d’appareils à 63 miles au Sud, se dirigeant droit vers eux. Dès lors la flotte japonaise accélère jusqu’à 25 nœuds et ne cessera de manœuvrer pour tenter d’échapper à cette menace implacable venue du ciel. Ce qu’ils ignorent, c’est que depuis 10h, c’est près de 400 avions qui sont en train de décoller depuis huit porte-avions de la Task Force 58 !

A 12h32, les vigies du Yamato repèrent la première vague, 25 degrés à babord : 132 chasseurs, 50 bombardiers et 98 bombardiers-torpilleurs ! Au même moment, le Asashimo isolé est coulé par les appareils du porte-avion San Jacinto. Pour la Seconde Flotte, le carnage commence.

Comme on le voit, la Seconde Flotte n'est pas allé bien loin. (source : battleshipyamato.info)

Comme on le voit, la Seconde Flotte n’est pas allé bien loin. (source : battleshipyamato.info)

 

Le plus drôle, c’est que cela n’aurait même pas dû se passer comme ça. Tôt dans la journée, l’amiral Raymond Spruance, commandant la 5eme flotte US, avait ordonné à la Task Force 54 de l’amiral Morton Deyo d’intercepter le groupe japonais. Or, Deyo commande une flotte de cuirassés ! C’est le vice-amiral Mitscher, à la tête de la TF 58, qui sans attendre d’ordre ordonna le lancement d’un assaut aérien massif depuis ses porte-avions, n’en informant Spruance qu’une fois tous ses appareils en l’air. Si le plan originel de Spruance avait été appliqué, nous aurions alors vu le Yamato s’engager dans le combat pour lequel il avait été conçu : pouvoir affronter simultanément plusieurs cuirassés américains. La force de Deyo se compose des cuirassés Massaschussets, Indiana, Missouri, New Jersey, South Dakota et Wisconsin, (donc trois classe Iowa et trois classe South Dakota) ainsi que de sept croiseurs dont les croiseurs de bataille Alaska et Guam, accompagnés par 21 destroyers. Dans les faits, le Yamato et son escorte étaient perdus d’avance, la présence US dans le secteur était bien trop écrasante, d’autant que la Navy n’avait rien d’autre à se mettre sous la dent. Et seul contre six cuirassés, Dieu seul sait combien de temps le super-cuirassé aurait tenu. Mais quel combat cela aurait été !
Hélas, la suite on la connaît. Informé de l’initiative de Mitscher, Spruance accepte le plan, et place Deyo pour intercepter quiconque survivrait à l’attaque aérienne.

Face aux 280 appareils en approche, le Yamato et son escorte ouvrent le feu avec tout ce qu’ils ont. Même les énormes 460mm sont de la partie. Ils ont chargé des Sanshikidan, un type d’obus particulier, contenant 900 tubes incendiaires et 600 plaquettes d’acier. Un mélange de munition incendiaire et de shrapnels en somme. Équipés d’un détonateur réglable, l’obus explosait à l’altitude voulue en dispersant son contenu sur un angle de 20 degrés vers l’avant, effet garanti. Ou pas, car leur comportement en vol était assez mauvais, de plus le souffle du départ perturbait le tir des canons anti-aériens plus petits. Encore une fois, avoir les plus gros canons embarqués du monde s’accompagne de petits tracas.

Un Sanshikidan de 460mm

Un Sanshikidan de 460mm

son explosion particulière

et son explosion particulière

 

Imaginez maintenant les 9 canons de 460mm, les 24 de 127mm, et les plus de 150 canons de 25mm tirant tous à la fois vers le ciel. Dans ses mémoires, l’ancien officier Naoyoshi Ishida raconte : « Les mitrailleuses tiraient partout. C’était comme un filet de balles, ce n’était pas si facile pour les avions de nous bombarder. J’avais envie de leur lancer des pierres, ils étaient tellement proches. […] J’esquivais les balles qui rebondissaient sur le métal. Des gens tombaient sur le pont, frappés par les shrapnels. »

Dans ce combat, l’absence totale de soutien aérien permettra aux pilotes US de préparer tranquillement leurs attaques à haute altitude, loin des canons de DCA japonais. Huit minutes après le début de l’engagement, le Yamato est frappé par deux bombes à l’arrière du mat principal, l’une dans les quartiers de l’équipage, l’autre entre le magasin à obus de 155mm et le magasin à poudre de la tourelle principale numéro 3 : le système de contrôle de tir arrière et son radar aérien sont hors service. A partir de cet instant et jusqu’à la toute fin, un incendie fera rage dans ce secteur. La flotte vire à l’Est-Sud-Est, full speed.
A 12h43, cinq Avengers torpilleurs attaquent à bâbord, et une torpille frappe au niveau de la soute aux chaînes où se trouvent le guindeau. 2350 tonnes d’eau de mer s’y engouffrent, compensées au mieux par 604 autres tonnes d’eau à tribord. Pendant ce temps, des Corsairs arrosent le pont à la mitrailleuse et à la roquette.

Un Helldiver au-dessus du Yamato, en pleine bataille. On aperçoit un destroyer à droite.

Un Helldiver au-dessus du Yamato, en pleine bataille. On aperçoit un destroyer à droite.

 

L’escorte n’est pas en reste en terme de malheurs, le Hamakaze voit son arbre d’hélice tribord détruit par une explosion d’obus le long de son flanc, et deux minutes plus tard une torpille frappe en plein milieu de sa coque, lui brisant l’échine, et il sombrera quelques temps après. Le Suzutsuki reçoit une bombe à tribord et s’enflamme. Peu après, une torpille l’atteint tout à l’avant et pulvérise la proue. Le Fuyutsuki encaisse deux roquettes dans sa superstructure. Le croiseur Yahagi a lui reçut une torpille droit dans la salle des machines, tuant tout le personnel, le laissant à la dérive à la merci des coups suivants. Le Isokaze, tentant de venir à son secours, fut durement touché. Mais soudain le calme retombe, la première vague US se retire. Abandonnant le Yahagi, les survivants prennent un cap plein Sud, à 22 nœuds. Avec seulement deux bombes et une torpille reçues, le Yamato a esquivé le plus dur. Dix minutes plus tard, la seconde vagues est repérée par le dernier radar opérationnel.

Le Yamato full speed sous le feu ennemi. On distingue l'incendie à l'arrière de la superstructure.

Le Yamato full speed sous le feu ennemi. On distingue l’incendie à l’arrière de la superstructure.

 

Cinquante appareils des porte-avions Essex et Baatan attaquent, rejoints dix minutes plus tard par une troisième vague de 110 appareils des Yorktown, Intrepid et Langley. Tous les assauts se concentrent cette fois sur le Yamato. Vingt Avengers attaquent à bâbord, trois torpilles frappent au milieu de la coque, et le gouvernail auxiliaire se bloque en position bâbord toute. La situation s’aggrave, c’est à présent 3000 tonnes d’eau qui font dangereusement gîter le géant. La salle de contrôle des dégâts ayant été détruite par une nouvelle bombe, les équipes de sécurité sont incapables d’inonder les ballasts spéciaux à la proue et à la poupe pour compenser. En désespoir de cause, c’est toute la salle des machines et la chaufferie tribord qui sont inondées, et ce sans que le personnel ne soit prévenu, entraînant la noyade de plus d’une centaine de machinistes. Avec ce poids et la moitié de ses machines hors service, le Yamato ralentit jusqu’à 10 ou 12 nœuds. Pour couronner le tout, la centrale de contrôle de tir a elle aussi été frappée par une bombe, obligeant chaque canon à être guidé et manœuvré à la main, ce qui diminue grandement l’efficacité du tir. Durant la seconde et troisième vague, ce sont au moins 15 bombes et huit torpilles qui frappèrent le Yamato. A 14h02, la gîte est de 15 degrés à bâbord. L’officier Nomura Jiro informe le capitaine Aruga que la totalité de l’équipe de sécurité est décédée et que le naufrage est inévitable. Les ordres d’annulation de la mission, d’abandon du navire et de sauvetage des naufragés sont donnés et transmis à la flotte par pavillons, la radio étant elle aussi détruite. Cependant le capitaine Aruga et le vice-amiral Ito refusent de quitter le navire. Le portrait de l’Empereur est décroché de sa cloison.

Le Yamato toujours en feu et gîtant dangereusement sur bâbord.

Le Yamato toujours en feu et gîtant dangereusement sur bâbord.

 

A 14h05, le géant immobile commence à chavirer et se retourne complètement quinze minutes plus tard, non sans avoir reçu de nouvelles torpilles à tribord. A 14h23, une immense explosion déchire le cuirassé, une explosion si intense qu’elle fut observée à Kagoshima, à 200 km de là, et son champignon s’éleva à plus de 6 km de hauteur ! D’après le survivant Yoshida Mitsuru, le souffle aurait abattu plusieurs avions US qui assistaient aux derniers instants du Yamato. Concernant la cause de l’explosion, elle est due selon les sources à l’explosion du magasin principal des suites de l’incendie, ou tout simplement à la chute des obus de leurs râteliers ce qui les fit détoner. Quoi qu’il en soit, à cet instant la flotte japonaise impériale cessait d’exister.

 

Quelques instants après l'explosion. On y voit les trois derniers destroyers encore opérationnels.

Quelques instants après l’explosion. On y voit les trois derniers destroyers encore opérationnels.

Je sais que j’étais supposé ne pas beaucoup parler du Yamato, mais c’était trop tentant. Parlons de l’escorte plutôt. Car là aussi, les anecdotes ne manquent pas.

Alors que le Yamato vivait ses derniers instants à l’endroit, le Yahagi sombrait, frappé en tout par sept torpilles et douze bombes. Étonnante résistance pour un croiseur qui dérivait depuis les premières heures du combat. Le Isokaze, qui avait tout tenté pour sauver le leader de l’escorte, sera sabordé quelques heures après la bataille par son équipage, de même que le Kasumi.
De fait, il n’y eu que quatre survivants au sein de la Seconde Flotte. Le Fuyutsuki s’en sortit bien, de même que les Isokaze et Hatsushimo. A eux trois, ces navires sauveront des eaux et du mazout 276 marins du Yamato (sur un équipage entre 2750 et 3300 hommes selon les sources), 550 du Yahagi sur un équipage d’environ mille personnes, et 800 autres des Isokaze, Kasumi et Hamakaze. Sur le Asashimo, coulé à l’écart de la flotte, il n’y aura aucun survivant parmi les 326 membres d’équipage. Anecdote mortuaire : le capitaine Aruga reçut une rarissime double promotion posthume jusqu’au grade de vice-amiral par l’amiral Toyoda. Le commandant de l’expédition, le vice-amiral Ito, fut lui aussi promut.

 

Le Yahagi en train de passer un très mauvais moment. On note l'absence de sillage montrant que le croiseur était à l'arrêt, « dead in the water » comme disent les ricains.

Le Yahagi en train de passer un très mauvais moment. On note l’absence de sillage montrant que le croiseur était à l’arrêt, « dead in the water » comme disent les ricains.

La note du boucher donne entre 3700 et 4250 tués pour la Rengo Kantai, et pour l’US Navy… douze aviateurs et dix avions.

Le pire, c’est que tout cela ne servit pour ainsi dire à rien. Pendant ce temps, n’oublions pas que l’opération Kikusui numéro 1 suivait son cours, et que 115 avions, principalement des kamikazes, attaquaient la flotte d’invasion. Aucun navire US ne coula ce jour-là, le porte-avion Hancock et le cuirassé Maryland furent faiblement touchés, et le destroyer Bennet plus durement, tous par des kamikazes, pour un total de 85 tués et 122 blessés. De leur coté les japonais perdirent une centaine d’appareils et leurs équipages. En tout, l’opération Kikusui causa la perte d’une trentaine de navires US de diverses tailles et environ 5000 morts.
Oh, et pour l’anecdote, Kikusui signifie « Chrysanthème flottant », et fait référence à l’emblème d’un guerrier légendaire, Kusunoki Masahige, qui à la bataille de Minatogawa en 1336 mena une résistance désespérée, et inutile, avant de se donner la mort pour éviter le déshonneur de la capture. Tout un programme.
On pourrait également dire que l’opération Ten-Go a eu par la suite un grand impact dans l’imaginaire collectif japonais. Par la grandeur suicidaire de sa fin, le dévouement jusqu’à l’absurde qui caractérisa cette époque, la fin du Yamato (autre nom pour le Pays du Soleil Levant, rappelons-le) symbolise la fin de l’Empire japonais.

Et après me direz-vous ? Après, c’est l’invasion d’Okinawa, terminée le 21 juin, c’est le feu nucléaire, mais ça c’est une autre histoire.
Le Hatsushimo donna sur une mine larguée par avion près de Maizuru, et fut le 129eme et dernier destroyer perdu par la Marine pendant la guerre, le 30 juillet. Réparé, le Fuyuzuki sauta sur une mine le 20 août, et termina à la ferraille. Seul le Yukikaze survécut à la guerre pratiquement intact.

Et le quatrième survivant me direz-vous ? Qu’en est-il du Suzutsuki ? Aaah, mon anecdote préférée. Ce classe Akizuki, dont le nom signifie « Lune claire d’automne », a en effet connu un très sale moment. Incendié comme une torche, la proue arrachée, 57 morts et 34 blessés, il réussit malgré tout à rallier Sasebo, où il ne fut jamais réparé. Mais en raison de l’immense voie d’eau à l’avant, il parcourut les 200km qui le séparaient du salut… en marche arrière.

 

Le Suzutsuki, ou ce qu'il en reste, peu après la fin de la guerre. On voit le trou béant laissé par la bombe et l'incendie qui suivit. (source : lex-for-lexington.tumblr.com)

Le Suzutsuki, ou ce qu’il en reste, peu après la fin de la guerre. On voit le trou béant laissé par la bombe et l’incendie qui suivit. (source : lex-for-lexington.tumblr.com)

Voila camarades, c’était la première Anecdote, sur l’opération Ten-Go et beaucoup de diverses choses qui tournent autour. J’espère que vous aurez apprit des choses et prit du plaisir à la lecture de ce billet peu orthodoxe. Le SPA et moi-même vous souhaitons une excellente fin d’été, et bon jeu !

Sources :

 

Les images non créditées proviennent toutes de Wikimedia Commons.

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[IRL] Das Boot Tour: CA Colmar 2017

Si l’année dernière l’équipe Das Boot Création, pour son Conseil d’Administration (CA), était partie à l’Ouest (Brest – Bretagne) cette année c’est à l’Est dans la région de Colmar (Alsace) que nous avons posé nos sacs en ce début juin. Arrivés tard dans la nuit pour certains, nous prenons néanmoins le temps d’un petit verre de l’amitié autour de quelques discussions Das Boot et du programme, chargé, du week-end le tout sous l’œil étonné et la truffe curieuse de Miki le lévrier anglais des maîtres des lieux.

Samedi matin, pas de répit pour les braves car nous avons prévu un gros morceau : le Cahier des Charges User & Persos.
Cela fait pas mal de temps que nous travaillons sur ce document extrêmement important. Que ce soit en binômes (Kojak et Maurice étant plus particulièrement centré sur ce travail) ou lors de nos réunions bimensuelles (une quinzaine depuis l’AG de novembre), c’est l’occasion de parcourir ce document et d’affiner certains points de manière collégiale.
Si l’équipe sait déjà dans quelle direction naviguera le navire Das Boot, le diable se cache dans les détails comme l’on dit et cette « brique fondamentale » de notre métaphore du Lego (vous connaissez ce concept si vous nous suivez régulièrement) capte toute notre attention. Car parfois si dans le document un aspect est sous-entendu, comme le dirait Maurice : « sous-entendu c’est bien, mais quand c’est entendu c’est mieux ».

Dans la foulée, Kojak nous présente un premier exercice de codage de la V.2.0. : la page de création du compte User.
Ce compte permettra aux joueurs de se connecter à leur interface User où leurs différents comptes Personnage seront renseignés avec un certain nombre d’actions possibles sur ceux-ci.

Réalisation de Szczepan Grzeszczyk

Réalisation de Szczepan Grzeszczyk

Le module User & Persos est un peu comme ces colombages qui font le charme des maisons de Colmar. Ils définissent à eux seuls non seulement le style et l’architecture de la maison mais sont également un élément structurant de la construction qui s’étend tout le long des étages de la façade.
Le module User & Persos est lui aussi cette sorte de pierre angulaire (ou brique fondamentale, cfr plus haut) du jeu Das Boot car il en définit la future structure et architecture du jeu tout en ayant des implications et ramifications à travers l’ensemble des modules suivants à venir quelque soit son positionnement dans la construction (la couche des blocs fonctionnels jaunes sur notre modèle Lego).
Vous comprendrez donc aisément que ce module doit être traité de manière extrêmement complète avec une vision particulièrement développée sur le futur. Un exercice aussi difficile que passionnant qui nécessite d’y apporter tout notre soin et qui par conséquent nous a prit, et prend, pas mal de temps.

Maison à Colombage du Vieux Colmar - Le style et l’architecture de la maison mais également un élément structurant de la construction qui s’étend tout le long des étages de la façade.

Maison à Colombages du Vieux Colmar – Le style et l’architecture de la maison mais également un élément structurant de la construction qui s’étend tout le long des étages de la façade.

Dans notre lancée de la matinée, l’après midi nous prenons nos quartiers dans le salon face au mur.
En effet comme nous en avons pris l’habitude lors des CA et AG nous maculons de post-it un mur de nos hôtes. Pas pour la performance artistique (quoi que) mais pour y développer de manière structurée l’arborescence détaillée des modules de base définit à l’AG : User, Persos, Unités, Carte, Case, Réforme stratégique, Communication, Port, Log & traitement, Back Office.

Cette fois ce sont les modules « Log & Traitement » ainsi que « Carte », « Case » et « Port » qui s’étaleront sur près de 2m².
Le travail sur le premier module devrait nous permettre de générer un certains nombre de statistiques du jeu qui nous permettrons un travail d’analyse de ces différents aspects et entre autre de nouvelles implémentations. Il permettra également un meilleur travail au niveau du débogage et du déroulement des événements.
Nous n’en dirons pas plus pour des raisons évidentes de sécurité.
Pour les trois autres, nous avons détaillé ces caractéristiques (post-it jaunes), ces sous arborescences (post-it orange) ainsi que les liens à prévoir en Back-Office ou interface EM (post-it rose). Le traitement des ports, que ce soit en tant que « Havre de Paix » ou comme « Verrou Stratégique » apportera un éclairage particulièrement intéressant que nous lierons au module « User & Persos » (comme quoi vous le voyez, tout est lié et interconnecté).

l'Arborescence des modules « Carte », « Case » et « Port »

l’Arborescence des modules « Carte », « Case » et « Port »

Mais développer c’est aussi prévoir et c’est ainsi que le soir, rejoins via Skype par GRIM, notre spécialiste graphique (c’est à lui que nous devons les magnifiques bannières accompagnant les articles du Service de Presse des Armées), nous nous projetons déjà sur l’aspect des fonctionnalités nécessaires pour répondre aux actions des utilisateurs : le « Zoning » et le « Story-board ».

1. Zoning :
Le zoning est la pratique qui consiste à « découper » et représenter les différentes zones et les types de contenus (zones de navigation, les contenus, le logo, le pied de page, le moteur de recherche, ou le fil d’Ariane…) qui leurs sont affectés pour un type de page du site de façon schématique.

2. Story-board :
Point de vue fonctionnel et ergonomique des pages / différents types de pages. Décrire d’une manière précise ce que contient la page, où se trouvent les éléments, quel est leur comportement, quel est leur taille.

Bien qu’il s’agisse là d’un premier débroussaillage sur le sujet, il apparaît important de commencer dès à présent à réfléchir à ces aspects afin d’obtenir une approche intégrée des différent types de pages que nous proposerons mais également des niveaux d’informations ou encore du fonctionnement du jeu sur d’autres supports que le classique PC familial (« Responsive Design »).

Le dimanche matin, après une courte nuit, nous nous autorisons une excursion dans les rues du vieux Colmar. Guidés par Thémis, nous flânons le long des nombreux édifices de la ville, toujours en quête des curiosités nichées au fond d’une cour intérieure ou d’une ruelle que le soleil, de plomb tout au long du week-end, épargne.
C’est vraiment une très belle ville, pleine de charmes discrets et de détails architecturaux intéressant des anciens. Après une dégustation de Bretzel nous retournons au camp de base car nous avons encore un sujet à traiter : le module « Progression joueurs ».

En effet, Lucette, depuis de nombreux mois, travaille et développe cette réflexion sur la progression. C’est-à-dire : tout ce qui permet au joueur d’améliorer ses capacités par rapport aux possibilités qui lui étaient offertes à l’inscription. Cette réforme suit plusieurs objectifs :

1. Synthétiser et refondre le système de progression des joueurs, actuellement redondant et dont les différentes branches ont été accolées les unes aux autres sans autre traitement ;

2. Faire des joueurs des acteurs de leur progression, par opposition aux systèmes de gains actuels qui sont majoritairement passifs ;

3. Donner une plus grande place à la spécialisation des capitaines, notamment à travers des spécialités plus développées et une gamme de bonus possible plus large.

Cette importante évolution sera probablement l’un des prochains Cahier des Charges en cours de développement.

Progression de l'officier de pont.

Progression de l’officier de pont.

Comme de tradition, après un bon repas chacun reprend la route avec dans sa besace des idées et du travail pour la prochaine réunion mais surtout avec des rêves pleins les yeux.

En vous souhaitant bon jeu,

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[IRL] Das Boot Tour: AG Paris 2016

Il est 18 heures au cœur du 13ème arrondissement de Paris, au fond d’un pub nous trouvons une table avec Kojak.
Un peu plus loin, un homme dévisage chaque nouvel arrivant qui entre… nous venons de passer sans le savoir à côté d’Ottavio Renatore/Isamu Kobayashi. Heureusement chacun à sa table se rend compte que nous sommes là pour la soirée Das Boot qui a lieu en prélude de l’Assemblée Générale de l’Association Das Boot Création du lendemain dimanche.
Au fil des minutes, la table s’étoffe de joueurs italiens (les autres ont dû croire à un traquenard en voyant le lieu du rendez-vous), d’administrateurs et de verres. C’est l’occasion de quelques échanges et anecdotes, de questions aussi (notamment sur la V.2.0.), de partage des plaisirs du jeu qui nous (ré)unis. C’est aussi pour nous l’occasion de prendre le pouls sur la pertinence de notre communication vers la communauté DB quant à nos travaux actuels.
Nous poursuivons la soirée non loin de là dans un restaurant italien (comme pour rassurer les courageux qui ont fait le déplacement) jusqu’à une heure raisonnable pour tout le monde, c’est que la journée du lendemain sera longue.
Nous tenons encore une fois à remercier Iro Imashi/Enrico Di Tufo pour son geste tout à fait sympathique en fin de soirée.

Le dimanche matin est donc réservé à l’AG de l’Association, réunion administrative s’il en est, qui permet autant une rétrospective de l’année écoulée qu’un plan d’action pour celle à venir.
Comme vous vous en doutez, c’est avant tout la V.2.0. qui a occupé et occupera encore notre attention. Mais pas uniquement puisque, malgré notre annonce concernant la non-maintenance active de la version actuelle du jeu, nous avons également été occupé par la gestion au jour le jour des petits tracas du quotidien des joueurs (transferts, questions des nouveaux arrivants, changements en tous genres, Bureau de Répression des Fraudes,…).

Réalisation de Szczepan Grzeszczyk

Réalisation de Szczepan Grzeszczyk

Pour ce qui concerne la V.2.0, nous avons cette année travaillé par tâtonnement progressif, en apprenant et renouvelant nous aussi sans cesse nos expériences pour trouver un modus operandi commun qui nous permette de croiser nos travaux entre les réunions hebdomadaires que l’équipe met en place et les séances de travaux en binômes spécifiques à un sujet donné.

Ce fractionnement des tâches, avec retour collégial lors des réunions, permet de travailler spécifiquement sur un module tout en ne perdant pas de vue son implication à une échelle plus large de la réécriture technique complète du jeu entamée.
C’est ainsi que les « Cahiers des Charges » ainsi obtenus ont pour but de décrire non seulement le fonctionnement actuel mais surtout le fonctionnement souhaité de chaque module pour ensuite y décrire les spécifications techniques inhérentes ainsi que les améliorations que nous souhaitons y apporter en terme d’ergonomie mais plus encore en matière d’avancées futures possibles ou de remodelage du module / concept.
Si ces mots vous paraissent un peu abstraits, imaginez-vous que nous avons défini une base commune de travaux : la plaque de base verte de notre concept ci-dessus (métaphore du Lego) sur laquelle se développeront les différentes strates (elles-mêmes formées de plusieurs modules mis côte à côte et représentés par les blocs jaunes) qui formeront couche après couche le jeu dans sa nouvelle version.

Nous vous rappelons que la finalité de cet important travail est d’offrir aux joueurs une copie du jeu actuel mais (et c’est là toute la différence par rapport à la situation « critique » dans laquelle nous nous trouvons) techniquement propre et souple.
Concrètement nous souhaitons engager le processus de codage en temps que tel du premier module, dénommé « USER », dans le courant du mois de janvier-février. Ce premier module permettra tout simplement de se connecter au jeu (en collaboration avec le module « Page d’accueil ») ou plus exactement permettra aux joueurs de se connecter à leur interface User où leurs différents comptes personnages y seront renseignés avec un certain nombre d’actions possibles sur ceux-ci (nous détaillerons ces possibilités dans un article spécifiquement consacré à l’avancement de la V.2.0.).

Mais développer c’est aussi prévoir et c’est pour cela que l’après midi nous avons également remis à contribution le mur du salon de chez Kojak pour y développer l’arborescence de la V.2.0. (rappelez-vous que l’année dernière nous avions décortiqué ainsi le jeu dans sa version actuelle).

Version de travail sur Mur

Version de travail sur Mur

La même chose, mais mis au propre

La même chose, mais mis au propre

Ce faisant, chacun a pu prendre la mesure des implications et des inter-connectivités des différents modules existants et futurs. Ainsi, non seulement devons-nous prévoir les interfaces mais surtout les différentes fonctions utiles et nécessaires, les liens entres elles et les autres modules et les interactions possibles pour les joueurs via ces interfaces qui auront immanquablement des répercutions sur les modules associés ainsi que sur les spécifications techniques de chacun d’entres eux.
Comme vous le voyez, il ne suffit pas de penser local mais il faut toujours avoir à l’esprit les schémas des niveaux d’interactions supérieurs ce qui implique un gros travail de préparation, effectué lors des réunions de binômes, et nourri par les réunions bimensuelles collectives. Un travail certes invisible pour les joueurs mais néanmoins indispensable et très énergivore.

Relations Tables-Objets

Relations Tables-Objets (brouillon)

En conclusion, nous vous assurons que l’équipe avance sérieusement sur ce gros travail de description et de préparation indispensable à la formalisation et l’amélioration du confort de jeu, autant pour les joueurs (ergonomie, possibilités accrues et futures) que pour les administrateurs (maintenance et lisibilité technique, traçabilité et souplesse du code).
Nous continuerons donc à échanger entre membres de l’équipe (totalement bénévole et par définition donc avec des disponibilités variables suivants nos IRL – il est toujours important de ne pas perdre cet aspect des choses de vue) mais également avec les joueurs que ce soit à l’occasion de rencontres IRL (dont nous encourageons la communauté à produire des propositions de dates – le forum sert aussi à cela), de discussions forum ou via des articles que nous espérons pouvoir produire de façon ludique et pas trop rébarbative (pour ne pas vous noyer dans les aspects techniques).
Ce long chemin de croix, semé d’embûches et de défis dignent parfois des travaux d’Hercule (ou des douze travaux d’Astérix, c’est selon), n’a pour but que de pouvoir proposer une V.2.0 à même de permettre de nouvelles fonctionnalités et de renouveler votre plaisir de jeu.

En vous souhaitant bon jeu,

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La carrière des porte-avions

Introduction

Le premier article de cette série a été consacré aux submersibles. Cependant, Bien d’autres navires ont utilisé et utilise toujours la propulsion nucléaire. La classe la plus emblématique est bien sûr celle des porte-avions. Le premier essai de décollages d’un navire date de 1910. Pendant la guerre 40, les Etats-Unis et le Japon vont montrer tout leur savoir-faire dans la construction de navires toujours plus puissant et toujours plus grand. Citons notamment le Kaga ou l’Essex. Tous ces monstres sont pourtant de conception « standard ». Embarquant entre 80 et 90 avions, utilisant le fuel, capable d’atteindre des vitesses d’une trentaine de nœuds et de 270 mètres de long (pour l’Essex).

Le Kaga nippon. Ah, ce midi c'est barbecue ! Source: ibiblio.org

Le Kaga nippon. Ah, ce midi c’est barbecue ! Source: ibiblio.org

La guerre, moteur de l’innovation : la Guerre Froide réchauffe le cerveau des inventeurs

Le Japon vaincu, la majorité des autres pays exsangue après l’effort de guerre, seul deux nations avaient encore les moyens de rechercher de nouveaux porte-avions. Bien qu’il y ait eu quelques projets, l’URSS abandonna très vite l’idée du porte-avion nucléaire. En effet, elle n’avait aucune expérience sur modèle traditionnel. Alors en plus se lancer dans un navire nucléaire aurait été des plus hasardeux. De plus, l’URSS avait beau être une grande puissance, le financement d’un tel projet auraient couté entre 1 et 2 milliards de dollars (de l’époque). Dépense que ne pouvait absolument pas se permettre l’Armée Rouge. A la place, elle dû se contenter de la classe Moskva. Des croiseurs porte-hélicoptères. Leur dernière tentative fut le projet Orel devant aboutir à la construction de l’Oulianovsk et de son jumeau. Le projet était tout de même ambitieux. Le navire aurait pu embarquer une cinquantaine d’avion et une vingtaine d’hélicoptère notamment des hélicoptères de lutte anti sous-marines. Son système de défense était également bien plus important que celui de ses homologues américains. Composé de missiles Granit de l’excellent système de défenses aérienne Kashtan et de 8 canons AK630 (le Phalanx russe) Cependant, l’effondrement du bloc soviétique mi définitivement un terme au projet de porte-avion nucléaire soviétique.

Les USA, par contre, fort de leur expérience, savaient pertinemment que la suprématie sur mer ne pourrait s’obtenir que par l’utilisation de groupes aéronaval. Le projet de super porte-avion commença très tôt : en 1949, les premiers projets furent mis en route. Ces nouveaux navires devaient devenir la quintessence en la matière. Les débuts furent cependant bien malheureux. Entre les dissentions internes, le coût des travaux toujours plus important et l’implémentations de technologie toujours plus moderne, il fallut attendre dix ans pour que le premier de ces nouveaux navires voit le jour avec une propulsion nucléaire. Ce fût le USS Enterprise. D’une conception tout à fait traditionnelle hormis sa propulsion par ses 8 réacteurs, il faisant 341m pour un déplacement de 85.000to et transportait 85 appareils. Devant les évolutions de l’armement, il faut aussi noter la présence de missiles de type Sparrow, de deux Phalanx et de lanceurs RAM comme défenses aérienne en plus des canons de 20mm.

Cependant, la marine américaine ne comptait pas en rester là. L’Enterprise était un bon navire mais la marine attendait plus. Il fallait un porte-avion toujours plus grand, toujours plus puissant et bien sûr, toujours plus sophistiqué. La célèbre classe Nimitz était née. D’une longueur de 333m pour 88.000 tonnes, c’est le plus grands et le plus puissant porte-avion moderne. Sa motorisation changea également. Il y avait 8 réacteur sur l’Enterprise pour seulement 2 sur le Nimitz. Bien mieux comprise à notre époque, la propulsion avait en effet gagné en puissance et, chose non négligeable, en fiabilité. Aucun navire américain ne fut d’ailleurs perdu à cause d’une défaillance directe de la propulsion nucléaire. On ne peut pas en dire autant des navires produits à l’est…

L'USS Nimitz en plein buuuuuuurn ! Et sans effets spéciaux, quelque chose à ajouter Fast and Furious ? Source: freewebs.com

L’USS Nimitz en plein buuuuuuurn ! Et sans effets spéciaux, quelque chose à ajouter Fast and Furious ? Source: freewebs.com

Construit à dix exemplaires et présent dans toute les flottes américaines (ou presque), ce navire peut transporter jusqu’à 90 appareils mais actuellement ils ne dépassent que très rarement 70. Composé de Grumman E-2 Hawkeye pour le contrôle aérien, de F18 Hornet et F18 Super Hornet, ils embarquent aussi quelques avions de luttes électroniques, et des hélicoptères Sea Hawk de recherche en mer et de lutte anti sous-marine. A noter que sa dotation de départ était composée d’avions célèbres mais maintenant dépassés tel que des F14 Tomcat, A6 Intruder de chez Gruman ou le Vought A-7 Corsair II largement utilisés au Vietnam. C’est également généralement cet avion et le Tomcat qui figurent dans tous les films de guerre de cet époque. Les F18 devant en théorie être à terme remplacé par des F35 si tant est que leur constructeur arrive enfin à pallier aux problèmes incessants de fiabilité de l’avion nécessitant que ce dernier passe plus de temps en maintenance qu’en vol. Ce genre de problème ne pouvant être toléré dans l’aéronavale, le remplacement est mis en pause pour le moment. Le F35 est également handicapé par le coût exorbitant du programme : plus de 1000 milliard de dollars !

Son armement défensif a également été revu à la hausse : en plus des Phalanx et des missiles Sea Sparrow présents en plus grand nombre on lui a ajouté le système RIM-116 Rolling Airframe Missile plus connu sous sa dénomination générique de RAM. Bien que portant le même nom, c’est une version moderne qui diffère assez bien de son homologue du USS Enterprise même si le principe reste le même. Il dispose aussi d’un système anti-torpille CAT. Ce système est en fait une mini torpille qui doit soit intercepter la torpille assaillante, soit la dévier en emportant un leurre avec elle.  L’un dans l’autre, c’est sans conteste un des navires les mieux protégé et surement le plus dangereux ennemi qu’on puisse trouver sur mer. Difficile à couler et pouvant embarquer un total de 90 appareils, cet aéroport flottant est le roi des océans. Bien sûr, et ceci est commun à tous les porte-avions, ancien ou moderne, il ne voyage jamais seul. Ravitailleur(s), escorteurs de tout type et sous-marin(s) d’attaque (nucléaire aussi) ne font que renforcer sa puissance. Il reste cependant un point qui peut paraitre anachronique le concernant : malgré son armement des plus moderne, il dispose en plus de quelques mitrailleuses de calibres 50. La fameuse Browning M2. Ayant passé les deux guerres mondiales, elle est toujours bien là et continue à équiper nombres de navires et véhicules moderne. Pour la petite histoire, cette mitrailleuse, bien qu’inventée par un américain, est maintenant un produit belge. En effet, la firme Browning a été racheté par la FN Herstal plus connue sous le nom de fabrique nationale belge qui a également inventée une autre mitrailleuse célèbre : la minimi vendue sous licence aux USA sous la dénomination M249. Mais on s’éloigne un peu de nos navires nucléaires.

COCORICO BORDEL !

Même si l’URSS a dû abandonner ses projets dans le domaine, une autre nation tenta l’aventure mais avec beaucoup moins de succès. Cette nation n’est autre que la France. Vous l’aurez compris, nous ne pouvions oublier de parler du Charles de Gaulle (CDG). Commençons si vous le voulez bien par le tour du propriétaire. Notre vedette nationale qui est le seul porte-avion nucléaire non américain au monde, fait 261m de long pour 42.500 tonnes à pleine charge. Soit moitié moins que les Nimitz. Il croise à une vitesse maximum de 27 nœuds contre une trentaine toujours pour la classe Nimitz (32 pour le PA non nucléaire Clémenceau). Il peut transporter jusqu’à 40 appareils dont 4 hélicoptères de recherches et de lutte anti sous-marine, 30 Rafales (un des meilleurs avions moderne) et quelques Super Etendards qui devrait avoir totalement disparus au profit de Rafales supplémentaire en 2018. (Soit 30 à 36 avions embarqués en tout). Et enfin, son armement qui reste tout à fait dans les standards des navires modernes est composé de missiles Aster (équivalent national des Sparrow), de missiles Mistrals qui seraient inutile de vous présenter et de 8 canons de 20mm.

Le Charles de Gaulle. Source: forummarine.net

Le Charles de Gaulle. Source: forummarine.net

Conçu entièrement par la France, on peut presque parler « d’un navire tout confort ». Il dispose également de tous les avantages des navires à propulsion nucléaire : vitesse, autonomie, … Cependant, il souffre de nombres de défauts. Sa capacité d’emport en fait plus un porte-avion d’escorte qu’un porte-avion d’escadre. Pourtant, c’est bien le rôle pour lequel il a été construit. De plus, même si sa vitesse est suffisante face à une escadre non nucléaire, il se retrouverait vite à la traîne en comparaison de ses « grand frère américains ». S’il bénéficie des avantages du nucléaire, il en hérite également les inconvénients et notamment son coût. Que ce soit à la construction ou à l’entretien, ce navire est extrêmement coûteux. Trop par rapport à sa capacité d’emport. Car après tout, le premier but de ce type de navire reste de transporter des avions (qui l’eut cru). De l’aveu même de l’amirauté française, le CDG est une demi victoire ou un demi échec, c’est selon.  Tant et si bien que le prochain porte-avion français ne devrait pas être nucléaire. Le coût de maintenance pouvant se justifier dans le cas de navires comme le Nimitz mais étant très difficilement justifiable pour un navire n’ayant que la moitié de sa capacité d’emport. L’ancien ministre de la défense Jean-Yves Le Drian ayant annoncé que son entretien de 2013 avait coûté la bagatelle de 1.3 milliards d’euro. On dit souvent que quand on aime, on ne compte pas mais vu les sommes, il y a de quoi y réfléchir à deux fois…

Oui mais

Merci Lothar pour ce descriptif. Surtout compte tenu de l’état du budget de la Défense française, il est en effet très très improbable qu’un second porte-avions français soit mis en service tant que le R91 est en service. Qui plus est nucléaire. J’ajouterai un point a son crédit à notre PA national, je pense qu’il est plus un PA léger que d’escorte, compte tenu de sa vitesse comme tu le soulignes. En effet, on peut le comparer à l’Independance américain de la WW2, peu d’avions mais rapide.

Le CVL-22 USS Independence américain. Source: maritimequest.com

Le CVL-22 USS Independence américain. Source: maritimequest.com

 Je serai plus critique quant à la domination navale de ce bâtiment. Si comme pour les sous marins, l’Est et l’Ouest ont au cours de la Guerre Froide eut des concepts de développement assez différents : à l’Ouest, rien de nouveau à savoir une base aérienne qui flotte là où l’Est à tenté audacieusement de créer un navire polyvalent avec la classe Kiev qui emportait entre huit et douze missiles balistiques ou aérodynamiques P-500 capables d’atteindre des objectifs terrestres comme navals, on a vu là une résurgence du concept des années vingt où un porte avions devait se défendre tout seul : armes anti navires de première catégorie, anti sous marines et anti aériennes. Bon, le concept a fait long feu car le bâtiment voyait sa capacité d’emport en aéronefs et en équipements fortement limités… les missiles étant stockés en silos verticaux sous le pont d’envol ! Une refonte a gommé ces attributs à la fois originaux et dépassés.

Il était le Maître incontesté et incontestable des mers au XXe siècle. Je pense que le XXIe siècle a changé cela. Tout d’abord son cout. L’USS Gerald Ford, dernier né du genre Made in USA. A propulsion nucléaire, naturellement, a coûté la modique somme de 12.5 milliard de dollars. Rajouté à cela son groupe aérien, ses bâtiments d’escorte… on peut au moins doubler cette somme. Et je ne vous parle pas de l’entretien. Risquer ce qui va coûter facilement jusqu’à 30 milliards de dollars près des côtes ennemies est un risque qu’un état major ne peut pas courir. Sans compter l’impact psychologique d’une telle perte.

Parce qu’un porte-avions, et sa Task Force, sont loin d’être invincibles. Deux ennemis très dangereux : les sous marins et l’aviation.

Le premier peut s’infiltrer dans la défense ennemie pour l’envoyer par le fond, à coup de torpilles et de missiles, nucléaires ou non. Les soviétiques et les américains dans une moindre mesure puis les chinois et indiens s’y sont entraînés durant plus d’un demi siècles. La technique et les moyens sont connus, la technologie aussi. Et elle évolue.

L’avion, même constat et noyer l’adversaire sous une pluie de missile aura forcément de bons résultats, pour des coûts infiniment moindres que votre gros cul de plusieurs dizaines de milliers de tonnes. Quitte à perdre des appareils. A votre avis, pourquoi le Chine a la première aviation du monde ?

Enfin, les forces asymétriques, mines, missiles tirés depuis la côte et autres engins du type canot bourré d’explosif. Ce sont les tactiques des iraniens, en eaux resserrées. Où avec quelques moyens, peu coûteux, ils peuvent interdire l’accès à une super flotte US.

Money Money Money !! Je croyais que ça ne se chantait qu’en Suède

C’est pour cela que je pense que le porte avions est lui aussi destiné à disparaître. C’est un instrument de puissance, de puissance de riche. Des moyens plus efficaces, moins sensibles et surtout, bien moins chers unitairement parlant ont cours en 2017 : le sous-marins, l’avion, le drone, la cyber guerre.

Diable ! Quel est cet étrange oiseau ?! Non, c'est un drône. Source : dailygeekshow.com

Diable ! Quel est cet étrange oiseau ?! Non, c’est un drone. Source : dailygeekshow.com

Imaginez, et c’est assez facile de le faire. Votre beau porte avion bourré d’électronique qui vous a coûte 12.5 milliards… immobilisé voire détruit par UN avion ou UNE bombe placée là, parce que tout son système électronique a été piraté et mis hors circuit par l’adversaire. Oui ils sont protégés. Mais existe-t-il des systèmes informatiques inviolables ? il suffit de quelques minutes… quelques secondes. Regardez la bataille de Midway, les appareils seraient arrivés quelques minutes plus tard et peut être que le cours de la guerre du Pacifique aurait été différent.

La propulsion nucléaire a permis de rendre les porte avions notablement plus résistant également, les conduits de cheminés étant absents sur ces navires, cette zone non compartimentée est alors gommée. Avantage non négligeable quand on sait que c’est une des causes de la perte de l’Ark Royal par exemple. Bien que cela complique la logistique de ce type de navire, en cas d’avarie, il ne peut pas y avoir de fuite de mazout, d’explosion de collecteur de vapeur blessant ou tuant les équipes machines, la vitesse reste constante à moins de toucher un endroit très précis (ce que les armes modernes permettent) et l’espace ainsi que le poids de l’ensemble propulsif est réduit par rapport à une propulsion conventionnelle.

Les croiseurs Kirov soviétiques et le Long Beach à la classe Virginia US par exemple suivirent ce schéma. Augmentation de l’autonomie évidement, mais aussi de la protection et du tonnage déplacé par l’adoption de la propulsion atomique. Mais encore une fois, cela coute beaucoup plus cher à construire, faire fonctionner et entretenir. Et notre monde ne regarde que par là, aujourd’hui. Après tout, ce n’est pas pour rien que l’Allemagne compte sur les autres pour sa défense. Le pays qui eut une des plus belle armée du XIXe jusqu’à la moitié du XXe siècle… aujourd’hui, vous vous rendez compte ! une armée ça coûte des sous ! MON DIEU ! DES SOUS ! Laissons les autres dépenser les leurs pour nous protéger. L’OTAN est là pour ca non ?

Conclusion

En 2017, un porte avions ce n’est plus une « simple » base aérienne qui flotte. C’est un vecteur beaucoup plus complet, qui explique en grande partie les coûts démentiels engagés dans l’étude, la production, la mise en œuvre et l’entretien de ces géants des mers. Et, à mon humble avis, ce qui dans le contexte de réduction des budgets des armées quoi qu’on en dise sauf quelques armées : Chine, Inde par exemple, va entraîner leur disparition. Le PA moderne est tout à la fois base aérienne mobile (quand même !) et force de frappe ou de riposte nucléaire, engin de diplomatie massive (nous le voyons en Corée, en Syrie, en Iran, en Mer de Chine en ce moment) là où assez curieusement la Diplomatie de la canonnière du XIXe siècle qui est un des facteurs de la Première Guerre Mondiale (Crise d’Agadir) trouve racine, c’est aussi un appareil de prestige que seules certaines puissances peuvent s’offrir, hormis son coût direct et indirect, la formation de l’équipage et des spécialistes pour un engin si particulier requiert de l’expérience qui est longue et difficile a acquérir.

C’est pour cela que la Chine et l’Inde, aussi puissantes qu’elles puissent être, ne pourront se targuer d’avoir des navires opérationnelles avant plusieurs années car elles doivent inventer ou copier les doctrines d’emploi des navires et de l’escadre aéronavale que peu de pays possèdent. Le porte avions c’est aussi un engin de guerre électronique, domaine en plein boom l’actualité le démontre. Mais aussi un centre de commandement mobile, ou encore un hopital. Les français ont créé les BPC, sur ce concept mais les premiers BPC (hors la capacité de transport d’engins amphibie) étaient d’anciens PA de la seconde guerre mondiale lors de la Guerre du Vietnam.

Enfin, le porte avions sert aussi de démonstrateur de technologie puisqu’il est sensé être le navire amiral d’une ou de flottes. Mais aussi VRP d’un pays : rappelons nous que les russes ont vendus deux « porte avions casinos » aux chinois, un inachevé aux indiens et un aux chinois. Ces deux pays les ont terminés et ont là deux bâtiments opérationnels. De transition certes… mais sans le Kuztnetsov, les russes auraient ils vendu et équipés ces engins ? Et les BPC ex-russes égyptiens ? Sans le Charles de Gaulle, la France aurait elle vendu le Foch au Brésil ? Probablement non. Et d’autres exemples existent…

Un porte avions en string ? l'ex Foch, Sao Polo

Un porte avions en string ? l’ex Foch, Sao Polo

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